Contrat vert et bleu « Grand Pilat »

Identifié comme réservoir de biodiversité à l’échelle régionale, le Parc du Pilat s’est fixé dans sa charte « objectif 2025 » l’objectif de conserver et d’améliorer la qualité écologique de son territoire et surtout d’agir pour que les connexions avec les réservoirs de biodiversité périphériques soient renforcées, voire restaurées au niveau des zones de ruptures (vallées urbaines du Gier et du Rhône notamment).
Cette situation a conduit à identifier le Parc du Pilat et sa périphérie comme territoire prioritaire du Schéma Régional de Cohérence Écologique et pouvoir ainsi être éligible au dispositif financier « Contrat vert et bleu » (CVB) mis en place par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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Ce dispositif a permis au Parc du Pilat de porter un premier CVB entre 2014 et 2018, puis d’en débuter un second depuis juin 2019. Ces contrats sont discutés et coconstruits avec un ensemble de maîtres d’ouvrages : associations de protection de la nature, fédérations de pêche et de chasse, communautés de communes, etc.

Le premier contrat sur la période 2014 – 2018 a permis de réaliser une trentaine d’actions portées par une dizaine de maîtres d’ouvrages.

cf. rubrique historique

Afin de prolonger la démarche, la construction d’un deuxième programme opérationnel a été lancée dans l’année 2018.

Préparation 2019-23

A l’issue d’une année de concertation avec l’ensemble des acteurs du périmètre, un deuxième contrat pour la période 2019 à 2023 a été validé par la Région le 28 juin 2019.

Avec un périmètre et un budget prévisionnel plus importants, ce deuxième contrat vert et bleu « Grand Pilat » se veut plus ambitieux pour répondre aux enjeux écologiques du territoire. Pour cela,  aux côtés du Parc naturel régional du Pilat et de la Région Auvergne Rhône-Alpes, les treize intercommunalités concernées par le périmètre se sont également engagées dans ce programme.

Compte tenu de la proximité immédiate d’un autre contrat CVB par Saint-Étienne Métropole, il a été veillé à bien articuler et optimiser les deux plans d’action.

SEM – Pilat, une trame écologique commune

Le contrat « 2019-2023 » en chiffres et cartes

  • périmètre de 265 000 ha ; 6 départements ; 13 intercommunalités, 198 communes
  • 42 actions à réaliser
  • 27 maîtres d’ouvrage différents
  • Un coût prévisionnel de 7,1 M€ sur 5 ans (dont une participation prévisionnelle de la Région à hauteur de 1,5 M€)

Documents du contrat vert et bleu Grand Pilat 2019-23

Contrat CVB Grand Pilat 2019-23

Plan d’actions 2019-23

Annexes financières 2019-23

Liste des communes du périmètre CVB 2019-23

* La trame verte et bleue… une histoire de fils

Essayons de comprendre ce qu’est la trame verte et bleue en imaginant un tissu. Plus les fils de trame sont fragilisés ou manquants, plus le tissu risque de se déchirer. Il faut imaginer que chaque fil de la trame verte et bleue est une partie de la biodiversité : soit une espèce, soit un milieu… le « vert »  correspondant aux milieux terrestres (forêts, prairies…) et le « bleu » aux cours d’eau et aux zones humides. Au delà d’un certain seuil de dégradation, c’est tout le tissu (la biodiversité) qui est menacé… car tout est lié ! C’est pourquoi nous devons nous soucier de maintenir et/ou de remettre en bon état l’ensemble des fils qui forment le tissu vivant de notre planète. L’Homme constitue l’un des  fils et son avenir dépend aussi de la qualité de l’ensemble du tissu. Pour remettre en état ce tissu, la France disposait déjà  d’un panel d’outils au service de la protection des espaces naturels : parcs nationaux, parcs naturels marins, réserves naturelles, arrêtés de protection de biotope, réseau Natura 2000, parcs naturels régionaux… Aussi indispensables qu’ils soient, ces outils n’étaient pas suffisants n’ayant  abouti qu’à la création d’îlots de nature préservée dans des territoires de plus en plus artificialisés et fragmentés. Il fallait donc aller plus loin …ce qui a été fait avec la  mise en place de la politique « trame verte et bleue » qui prend en compte le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces dans l’aménagement du territoire en s’appuyant notamment sur la biodiversité ordinaire. L’objectif  est d’enrayer la perte de biodiversité, en préservant et en restaurant des réseaux de milieux naturels qui permettent aux espèces de circuler et d’interagir. Ces réseaux d’échanges, appelés continuités écologiques, sont constitués de réservoirs de biodiversité reliés les uns aux autres par des corridors écologiques.